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JUDO La Japonaise Ryoko Tamura était l’incontestable favorite de l’épreuve féminine des moins de 48 kg à Sydney. Son placard à trophées contenait déjà un arsenal des plus reluisants : quatre championnats du monde et plus d’une dizaine de prix remportés à diverses rencontres internationales, dont deux médailles d’argent olympiques. En fait, Tamura n’avait été battue que deux fois lors des huit années précédentes, dans les finales olympiques de 1992 et de 1996. La médaille d’or lui avait échappé à Barcelone, quand elle s’inclina devant la Française Cecil Nowak. A Atlanta, Tamura, alors deux fois championne du monde, avait perdu face à la Nord-Coréenne Kye Sun Hui. Tamura était accablée et envisageait de se retirer des compétitions.
Quand la minuscule judoka arriva sur le tapis pour son match de médaille d’or, le site était une mer de rouge et de blanc. Tamura est si célèbre au Japon qu’une héroïne de bandes dessinées a été modelée sur elle et que 350 sites Web lui sont consacrés. Des admirateurs en uniformes assortis scandaient son nom et l’encourageaient, afin d’aider leur héroïne à décrocher la médaille d’or qu’elle désirait tant. Il fallut moins de 40 secondes à Tamura, la plus petite judoka du tournoi, pour remporter la médaille d’or qui lui manquait. Elle triompha de Lioubov Brouletova, représentant la Fédération de Russie, avec un parfait uchi-mata (fauchage interne). La chance avait enfin souri à Tamura. En outre, sa victoire annonça l’avalanche de succès japonais qui allait suivre. Son pays allait remporter 8 médailles dans la compétition de judo - du jamais vu. Le site du judo, le Palais des congrès et Centre des expositions de Darling Harbour, n’était qu’à quelques minutes du centre ville de Sydney et à 18 km du Parc olympique et du Village olympique. Cinq autres sports se partageaient le Centre : la boxe, l’escrime, l’haltérophilie, le volleyball et la lutte. Deux autres, et le volleyball, se déroulaient juste à côté. Sydney étant la La compétition La compétition, se disputant selon un format d’élimination avec repêchage double, se déroula sur sept jours et attira un public nombreux qui atteignit les 7 000 pendant les éliminatoires et les finales. Quatre cents athlètes représentant quatre-vingt-dix pays étaient en lice et, bien que ce nombre suggère une importante diffusion du sport à travers le monde, c’est le Japon qui domina cette compétition olympique. Les judokas furent répartis par tirage au sort en deux tableaux, A et B, chaque tableau comprenant deux groupes. Les judokas furent classés en fonction des résultats du dernier championnat du monde. Les gagnants de chaque groupe progressaient vers la finale et les autres prenaient part au repêchage. Une innovation de ces Jeux consista à faire porter un judogi bleu par l’un des concurrents, afin que le public reconnaisse plus facilement les adversaires. Le Japon remporta les deux premières médailles d’or du tournoi. Après la victoire de Tamura, l’atmosphère était parfaite pour que Tadahiro Nomura émule son homologue féminin dans le match des moins de 60 kg hommes qui suivit. Moins de 52 kg - Femmes Dans la catégorie des moins de 52 kg, la Cubaine Legna Verdecia, médaille d’argent au championnat du monde, remporta l’or olympique en triomphant de celle qui lui avait volé le titre mondial, la Japonaise Narazaki Noriko. Les médailles de bronze allèrent à Kye Sun Hui, représentant la Corée du Nord, et à Liu Yuxiang, représentant la Chine.
1. La Cubaine Legna Verdecia sautant de joie après sa victoire sur la Japonaise Noriko Narazaki dans la catégorie des moins de 52 kg. Cette dernière avait presque remporté le combat durant les premières secondes du match. -CLIVE BRUNSKILL/ALLSPORT
2. La Japonaise Ryoko Tamura reçoit enfin une médaille d’or olympique. -BILLY STICKLAND/ALLSPORT
3. Le Japonais Tadahiro Nomura maintient au sol le Cubain Manolo Poulot durant l’épreuve masculine des moins de 60 kg. -BILLY STICKLAND/ALLSPORT |
Comité d' organisation de Sydney pour les jeux olympiques, autorité olympique de coordination
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